Article paru dans le républicain le 2/04/17

Rencontre avec Pierre Jolles, pêcheur et adhérent à la société « La mouche du Ciron », un loisir qui lui a permis de découvrir de nombreux pays.

Pierre et sa collection de cailloux ramenés des lieux de pêche. - Pierre et sa collection de cailloux ramenés des lieux de pêche.
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L’étang du Carpe a vu le jour dans les années 1984 quand Pierre Jolles a utilisé un ruisseau qui coulait en partie chez lui pour faire une retenue d’eau afin d’arroser ses terres.

Par ailleurs pêcheur et adhérent à la société « La mouche du Ciron », présidé par Christian Téres de Saint-Pierre-de-Mons, l’étang réhabilité pourrait servir les deux causes à condition bien sûr de remettre en état un site abandonné. Faute de subvention, ce sont les adhérents qui ont retroussé leur manche, débroussaillé et avec des matériaux de récupération, ont construit trois petits barrages, avec l’accord des personnes concernées.

« Une trentaine de volontaires venus des quatre coins de la Gironde ont travaillé sur le site puis nous y avons reversé à titre expérimental une cinquantaine de truites qui se sont bien adaptées » explique Pierre Jolles. La Phrygane langonnaise est née.

« Pêche sportive et passionnante »

Plus tard, dans le cadre du Syndicat de Pays et sur proposition des maires de Saint-Loubert et de Saint-Pardon, un aménagement du Carpe est programmé avec le projet de sentiers de randonnées mais des problèmes liés à la pollution, plus le manque de financement retardent les travaux et l’étang du Carpe, en l’état actuel, voit le jour en 1999.

Démocratisée

En suivant des panneaux éducatifs sont installés par les adhérents, qui donnent deux journées par an pour entretenir le site, et qui fêtent l’inauguration « du Carpe » le 20 mai 2000.

« Cette pêche s’est bien démocratisée: elle est à la fois sportive et passionnante. Comme quand on prépare les mouches artificielles, une activité qui demande de la concentration et de la réflexion » explique le pêcheur.

Les enfants de l’école de pêche ou les adultes sont initiés « au Carpe » avec du matériel prêté par l’association avant l’étape suivante de l’adhésion.

Il a chopé le virus

« Tout le monde peut pêcher sur ce site, à condition de prendre contact avec les responsables » indique encore Pierre Jolles qui a vraiment attrapé le virus de « la mouche » en Lozère.

Un virus qui lui a permis de découvrir de nombreux pays: de la Laponie suédoise au-dessus du cercle polaire, au Tyrol à la Slovénie, l’Espagne, la Norvège ou l’Ecosse et bien sûr de nombreux départements français.

De ses voyages, il ne ramène pas de poissons (la pêche se pratique en « No-Kill ») mais des cailloux des pays visités ! Longtemps président, Pierre Jolles est resté membre de cette association qui compte sept adhérents sur le village et c’est Jean-Bernard Laporte qui lui succède.

Maryse Lacoste